Sun

Sun and her girls

J’ai participé à deux projets d’aide internationale de l’AG-Monde : un premier au Guatemala (2010-11), puis, un second au Nicaragua (2011-12). C’est à l’automne de 2010 que j’ai eu vent des activités de l’AG-Monde. Je n’ai pas hésité une minute avant de contacter un des deux gestionnaires de projet pour le Guatemala. Comme j’avais soif à l’époque de consacrer mon temps et mes efforts à un projet qui allait au-delà de moi-même, le projet pour Guatemala convenait parfaitement.

Dès que je me suis jointe au projet, j’ai participé aux plusieurs activités de levée de fonds, notamment la vente de café et une soirée-spaghetti. Je trouvais ces activités très utiles parce que nous pouvions faire connaître nos activités  et notre objectif à notre entourage et leur faire partager le sentiment de vouloir apporter une aide à des inconnus. Cette occasion a également contribué à établir une bonne relation de coopération entre les participants avant même de se rendre au Guatemala. À l’approche du départ, l’AGMonde a organisé une journée d’information pour expliquer tous les détails relatifs au projet, soit le type de travail, l’horaire, l’endroit où nous allions demeurer, les leçons des expériences antérieures et la possibilité d’éprouver un choc culturel. De plus, cette journée a offert aux gens une autre occasion de se connaître entre eux. Parmi les participants, il y avait des frères et des sœurs, des amoureux, des amis, des parents avec leur fils ou leur fille, et d’autres personnes venues seules. Bref, l’âge des participants allait de 15 ans à plus de 60 ans. Moi, j’ai participé aux deux projets toute seule puisque mes enfants étaient encore trop jeunes de venir avec moi (1 an et 6 ans à l’époque) et évidemment, mon époux ne pouvait pas m’accompagner car il restait avec eux. Cependant, mon fils a maintenant 11 ans et je lui dis toujours qu’il viendra avec moi pour participer à un projet quand il aura 15 ans.

En arrivant au pays, nous avons vécu avec les gens du village pendant le travail : construction de classes d’école et d’une serre, peinture de bâtiments et distribution de nourriture et de matériel pour la vie quotidienne. Ceci a permis de nous rapprocher beaucoup des habitants locaux pour mieux communiquer et mieux se comprendre. Les gens au pays étaient très généreux et gentils. Ils étaient prêts à partager avec nous le peu de choses qu’ils ont. Ce genre de projet est mutuellement bénéfique : j’ai vu les jeunes participants s’épanouir un peu plus chaque jour.

Au début, ils ont vécu un choc du fait de la différence culturelle et des conditions socioéconomiques de notre nouveau milieu. Cette pauvreté qu’ils n’ont jamais connue a dû les troubler, mais il était beau de voir combien, une fois ce trouble dépassé, ils ont appris à apprécier tout ce qu’ils ont dans la vie. En assistant à cette évolution des jeunes, mon cœur palpitait car je voulais partager ce sentiment avec mon fils et ma fille plus tard.

Après ma première expérience au Guatemala, je me suis tout de suite inscrite au projet du Nicaragua, pour ne pas perdre ma découverte de l’immensité de cette vie qui existe en dehors de moi et de mon petit univers. Le contact avec la condition réelle des gens qui vivent dans la pauvreté m’a formée avant ma réinstallation au Mali, puis, au Mozambique où je demeure présentement. Pour conclure, je ne peux pas hésiter à dire que mon expérience avec AG-Monde a été un point tournant de ma vie, et je vais sûrement participer à un de ses projets dès mon retour au Canada.

Sun-Kyung Choi, Guatemala 2010 et Nicaragua 2011

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